BLITZ!

BAD NEWS FROM NEW YORK – BLITZ! Numéro 8

Lou Reed (1942-2013)

L´année 2013 aura décidément été bien cruelle avec les véritables hérauts et héros du rock, qui ont su transcender les épreuves de leur existence grâce à leur créativité.

Après Daniel Darc, c´est un autre artiste cher à la rédaction de BLITZ! qui disparaît en la personne de Lou Reed.

Au sein du Velvet Underground ou en solo, sa longue carrière est constellée de chefs-d´œuvre et de rencontres marquantes (John Cale, Andy Warhol, Nico, sans omettre le duo David Bowie/Mick Ronson qui assista Lou Reed pour la réalisation de l´album « Transformer » en 1972).

Son attitude, ses textes souvent transgressifs et autobiographiques, le monde de la rue et les situations glauques (parfois violentes) qu´il décrit dans ses chansons, ainsi que ses expériences sonores, tel l´album bruitiste « Metal machine music », n´ont pas fini d´influencer les générations d´artistes à venir.

Son amour pour New York, ville qu´il a très souvent chantée, constitue l´autre composante de son univers si particulier.

L´héritage artistique de Lou Reed est immense, comme le prouvent les nombreux témoignages de musiciens renommés, qui ont proclamé à l´annonce de sa disparition que c´est grâce à lui qu´ils avaient choisi ce métier.

Il nous suffit de réécouter l´album « Berlin », œuvre conceptuelle qui relate la dérive de deux toxicomanes, conçue il y a exactement quarante ans, et quelques titres marquants de sa longue discographie (« White light, white heat », « Perfect day », « Rock´n´roll », le très punk « Kill your sons » ou la belle histoire new-yorkaise « Romeo had Juliette ») pour nous replonger dans l´univers de cet artiste majeur, qui nous manque déjà.

Jenny´s life was saved by rock´n´roll. Les nôtres aussi, je le crois.

Général Hiver