BLITZ!

L’univers décalé d’Arne Vinzon

Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’en première partie d’Anne Clark, un duo est apparu sur la scène du Divan du Monde.

Le chanteur a très rapidement annoncé le nom du groupe, qui a probablement échappé à la majorité des spectateurs, et son équipier a lancé les premières notes au clavier : le concert pouvait débuter.

Arne Vinzon

Musicalement, les sonorités eighties d’Arne Vinzon nous ont rappelé beaucoup de bons titres de l’époque (l’œuvre de Taxi Girl notamment) et les paroles décalées, faussement naïves et pleines de jeux de mots, font mouche, comme par exemple dans la chanson « Mon petit lapin mort » ou « Tempête du mois doux ». Le plus émouvant des titres qu’ils ont joué ce soir reste « Lente dépression », chronique douce-amère qui évoque avec lucidité et sensibilité l’irréversible fuite du temps.

Le site Internet du groupe (http://www.arnevinzon.com/index.php), très ergonomique et d’une grande originalité graphique, permet de découvrir davantage l’univers d’Arne Vinzon, qui depuis 2011 s’est produit sur scène à Paris à plusieurs reprises, mais aussi à Poitiers, Bordeaux ou Bruxelles.

Le groupe a participé au festival de rock indépendant MO’FO 2013, fin janvier, à St Ouen en Seine Saint-Denis, au même titre que The Datsuns ou Malka Spigel, qui fut la chanteuse et bassiste du groupe Minimal Compact.

GENERAL HIVER

ANNE CLARK : concert au Divan du Monde,

Paris (24 novembre 2012)

La file d’attente s’allonge lentement à la porte du Divan du Monde. La soirée est douce et il ne pleut pas, ce qui permet de patienter plus facilement avant l’ouverture des portes.

Dans la foule, peu de personnes ont travaillé leur look de manière spectaculaire, voire outrancière. Les pantalons de jeans bleus sont bien plus nombreux qu’il y a quelques années pour un concert de musique électronique sombre.

Anne Clark

Après la première partie, assurée par le duo Arne Vinzon (voir ci-dessus), Anne Clark et ses cinq musiciens entrent en scène, dans une salle bien remplie et dont l’acoustique se révèle, au fil des ans, de très bonne qualité. Guitare(s), clavier (et sa banque de données sonores), violon électronique, piano, batterie, voix : tout le monde est bien en place et manifestement heureux d’être ici et maintenant.

L’artiste salue brièvement et les notes de « Full Moon » retentissent. Cela me provoque une sensation particulière d’entendre mon titre préféré joué en ouverture. Il serait indécent que je le réclame lors du rappel !

Le répertoire qu’elle avait prévu de jouer était particulièrement copieux. Anne Clark souffrait d’un sévère mal de gorge, mais elle sut garder le cap et enchanter les spectateurs dont beaucoup passèrent la soirée à danser. Ce concert représente une nouvelle performance de haut niveau de l’artiste, flegmatique mais passionnée, qui a déclaré deux fois son amour au public parisien en ce doux samedi soir de novembre.

Une nouvelle fois, Anne Clark a su associer des instants de grâce (Short story, Killing Time, et le magnifique slow As soon as I get home) et des morceaux électroniques sombres et plus rapides, revisités grâce à l’énergie de son groupe (les classiques Heaven, Sleeper in Metropolis et bien entendu Our Darkness).

GENERAL HIVER